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Revue de presse 2006 L'ascension de Moments musicaux | Il en avait rêvé, il l'a fait, avec beaucoup d'émotion. Le pianiste Nicolas Mallarte était en ce jour de l'Ascension sous les charpentes séculaires de la grange de Meslay. Le public aussi était là, dans ce haut lieu de la musique. Avec sensibilité et ferveur, Nicolas Mallarte dessine deux visages de la maturité : le Beethoven des " Bagatelles " opus 119 aux propos concis et et le Schubert de la sonate D.959 qui, elle, étire le temps. Le lendemain à Cinq-Mars-la-Pile, après le Trio pus 1 n°3 de Beethoven avec Danièle Bayeux-Robillard au piano-forte, le quatuor Rosamonde abordait le 14ème quatuor de Beethoven et le quatuor " Ainsi la Nuit " d'Henri Dutilleux. L'interprétation habitée des Rosamonde et les explications du violoncelliste Xavier Gagnepain ouvraient grand les portes de ce " programme difficile ". Samedi matin, les enfants des écoles de Souvigné préparés par Danièle Bayeux-Robillard, cofondratrice du festival, découvraient, captivés, le concert en répétition. Une émotion que partageaient l'après-midi les " grands " sous le berceau de bois de l'église du village. Pesant à tout instant le chant et le feu, la passion et le mystère, la densité et la transparence, Nicolas Mallarte, le soliste, se faisait chambriste, accompagnant ses amis. La 7ème sonate de Beethoven trouve poésie et ardeur sous l'archet de l'époustouflant violoniste Pierre Fouchenneret. A la voix pénétrante de l'alto de François Méreaux, le souffle hanté de souvenirs de la sonate op 147 de l'ultime Chostakovitch glace le sang. Et avant que la musique ne réunisse tous ces amis, la contrebasse d'Igor Boranian caracole dans des ouvres virtuoses et la clarinette de Marie-Bernadette Barrière raconte " Les récits de contes de fées " de Schumann. (Philippe HALLER - La Nouvelle République - 30 mai 2006)
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|  Un grand " Moments " avec Delphine Galou | Pour les " Moments Musicaux de Touraine " Cinq-Mars-la-Pile est un port d'attache où d'année en année le festival fait escale. Dans la très belle église du village, la contralto Delphine Galou, accompagnée du piano subtil d'Inna Petcheniouk, chantait d'abord les Romances de Rachmaninov. Et, dès les premières notes, une magie s'opère qui vous saisit par le tréfonds de l'âme. Par l'envoûtement de son timbre, par la singulière intériorité de son chant, par la plénitude de sa voix, Delphine Galou conduit l'auditeur au-delà de la splendeur musicale, vers des abîmes troublants de vérité. Dvorak, Granados, et Gustavino exaltaient aussi la fibre mélodiste de cette vois émouvante. Une pause, le temps de laisser le clavier à la toute jeune Zéphirine Fesneau qui, du haut de ses neuf ans et demi, affirme avec Beethoven, Debussy et Chopin un talent d'une remarquable précocité. Emerveillement en entendant la petite princesse faire montre d'une si extraordinaire aisance dans un répertoire aussi exigeant que virtuose. Tout laisse à penser que la princesse deviendra un jour une reine. Puis, l'espace devient scène lyrique quand pour Rossini, Offenbach et Massenet, Delphine Galou, le regard coquin, le sourire mutin, laisse éclater, en feu d'artifice, son pétillant talent. De la mélodie à l'opéra, des frissons aux rires, de l'émotion poignante à la gaité légère : Delphine Galou, c'est une vois. Delphine Galou, c'est une présence. (Philippe HALLER - La nouvelle République - 17 septembre 2006) |
|  David Guerrier, le porteur de bonheur | Le public de l'église Bourgueil qui se lève spontanément pour saluer pour une " standing ovation " l'extraordinaire performance de David Guerrier, l'un des plus grands " joueur de cuivre " du monde. Ce jeune artiste, réclamé sur tous les continents, a tenu en haleine les spectateurs par sa virtuosité, son talent, mais aussi sa personnalité. Il a présenté et expliqué les instrument sur lesquels il jouait : cor naturel, cor à pistons, ophicléide, trompette, cornet à pistons, avec simplicité et humour. Les écoles de musique étaient largement représentées, et Arnaud Juchault, professeur au CNR de Tours vint, avec une partie de sa classe, donner un hommage à David Guerrier en interprétant plusieurs pièces avec neuf de ses élèves. Il fallait voir les regards de tous ces musiciens amateurs, jeunes et adultes, fascinés par un tel talent. .Des fidèles des " Moments Musicaux de Touraine ", organisateur du concert, reconnaissaient ensuite qu'ils étaient venus là sans être intéressés par la musique pour cuivre mais que, devant un tel talent, on ne pouvait qu'être ébloui. Rarement un concert s'était achevé dans une telle ambiance de bonheur et de convivialité. La dégustation offerte ensuite à la Maison des vins de Bourgueil prolongea agréablement de moment rare. (Pierre VALLEE - La Nouvelle République - 21 septembre 2006) |
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